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France : la justice a voulu faire tomber la star du hand Karabatic de son «piédestal»
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France : la justice a voulu faire tomber la star du hand Karabatic de son «piédestal»
On a voulu «atteindre la montagne (Nikola) Karabatic» afin «d'assurer la couverture médiatique» de l'affaire, a assuré mardi l'avocat de la superstar française du handball, jugée en appel pour des paris liés à un match présumé truqué en 2012.
Mais «ça ne marche toujours pas», a estimé Me Philippe Nemausat lors de sa plaidoirie, au dernier jour du procès de 16 prévenus devant la cour d'appel de Montpellier (sud) pour escroquerie ou complicité d'escroquerie.
Tout a été fait pour faire tomber le triple champion du monde de «son piédestal», a ajouté Me Nemausat, visant l'instruction qui a, selon lui, «allègrement piétiné la présomption d'innocence et le secret de l'instruction».
Le président de la cour a mis le jugement en délibéré au 1er février 2017, soit après le championnat du monde de handball qui doit se dérouler du 11 au 29 janvier.
Seize prévenus dont les frères Karabatic et leurs compagnes sont accusés d’être impliqués dans des paris passés à hauteur de plus de 100.000 euros sur le résultat à la mi-temps d'un match disputé et perdu le 12 mai 2012 par Montpellier, club des frères Karabatic, face au club breton de Cesson.
Montpellier était alors déjà sacré champion de France, tandis que Cesson tentait d'éviter la relégation en division inférieure.
Nikola Karabatic, qui n'avait pas participé à ce match comme son frère et plusieurs autres joueurs cadres de Montpellier, est notamment accusé d'avoir fait miser par sa compagne 1.500 euros sur la défaite de son équipe à la mi-temps.
Lundi, en appel, l'avocat général a requis 40.000 euros d'amende contre les frères Karabatic, dénonçant «une fraude collective née dans les vestiaires» pour se constituer «une caisse noire».
Il avait réclamé des peines plus lourdes que celles infligées en première instance à Nikola (10.000 euros d'amende) et Luka Karabatic (15.000 euros).
L'aîné a toujours nié son implication dans les paris passés, tout comme le trucage du match. Son cadet a en revanche reconnu une «bêtise d'un jeune joueur» à propos des paris. Ils encourent cinq ans de prison, 375.000 euros d'amende et l'interdiction d'exercer l'activité professionnelle ayant permis l'infraction.
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