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Pamela Anderson dénonce les «remarques obscènes» du Premier ministre australien

19 novembre 2018, 09:09

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Pamela Anderson dénonce les «remarques obscènes» du Premier ministre australien

Elle voulait que l’Australie rapatrie le fondateur de Wikileaks, Julian Assange. Pamela Anderson a essuyé un refus du Premier ministre australien, Scott Morrison, qui ne se serait toutefois pas privé pour lui faire des «remarques obscènes». C’est du moins ce que révèle l’actrice dans une lettre ouverte, dimanche 18 novembre.

Le Premier ministre australien lui aurait, entre autres, dit : «J’ai beaucoup d’amis qui m’ont demandé s’ils pouvaient être mon envoyé spécial pour discuter du problème avec Pamela.» Un commentaire que n’a nullement apprécié la star d’Alerte à Malibu. 

«Vous avez banalisé et ri de la souffrance d’un citoyen australien et de sa famille. Vous avez de surcroît fait des commentaires grossiers et inutiles sur une femme qui a osé exprimer son opinion politique», a-t-elle écrit. Et d’ajouter : «Au lieu de faire des commentaires obscènes sur moi, vous devriez peut-être penser à ce que vous direz aux millions d’Australiens lorsque l’un des leurs sera enfermé à la prison de Guantanamo pour avoir dit la vérité.» 

Si le Premier ministre australien n’a pas répliqué à la lettre ouverte de Pamela Anderson, un ministre a, lui, tenté de relativiser la situation, en expliquant que c’était sur un ton badin. Et que Scott Morrison n’avait aucune arrière-pensée.

Il n’empêche que plusieurs politiciens, bien que ne partageant pas tous l’opinion politique de Pamela Anderson, l’ont soutenue suivant les commentaires du Premier ministre australien à son égard. Dans un tweet, la sénatrice travailliste Kristina Keneally a déclaré qu’«il est grand temps que les hommes, dont le Premier ministre Scott Morrison, arrêtent d’utiliser l’apparence et la sexualité d’une femme pour dénigrer ses arguments politiques». Tandis que pour le sénateur indépendant Derryn Hinch, Scott Morrison n’aurait jamais dû tenir de tels propos.

C’est en 2012 que Julian Assange s’est refugié à l’ambassade de l’Équateur à Londres pour éviter l’extradition en Suède. Il faisait alors l’objet d’allégations d’agression sexuelle. Bien que l’affaire ait été abandonnée, le fondateur de Wikileaks se trouve toujours à l’ambassade ; il craint une éventuelle extradition vers les États-Unis.

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