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Arvin Boolell: «J’ai été le trait d’union entre les partis d’opposition»
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Arvin Boolell: «J’ai été le trait d’union entre les partis d’opposition»
Élu lors de l’élection partielle du 17 décembre 2017, à la circonscription n°18, Belle-Rose–Quatre-Bornes, Arvin Boolell siège au Parlement, comme député du Parti travailliste (PTr), depuis mars dernier. Cela, trois ans après sa non-élection lors des élections générales de décembre 2014. Un an après sa victoire, et son come-back, Arvin Boolell estime avoir joué pleinement son rôle de député de l’opposition. Mais sa plus grande satisfaction, dit-il, c’est d’avoir été un trait d’union entre les différents partis de l’opposition.
«Il y a quatre partis dans l’opposition parlementaire, sans oublier les deux membres siégeant en indépendant. On connaît les relations parfois tendues qui existent entre le Parti mauricien social-démocrate et le Mouvement militant mauricien. Donc, pour moi, il fallait une opposition fédérée pour faire face au gouvernement. Cela a été le cas, surtout quand on tient compte que l’opposition a fait bloc contre le projet de loi sur la réforme électorale proposée par le gouvernement», affirme le député du PTr.
Sur le plan personnel, Arvin Boolell estime qu’il a beaucoup contribué au niveau de l’opposition pour «dénoncer les abus» du gouvernement. «Au niveau du PTr, nous avons divisé le travail parlementaire parmi nos cinq membres et Shakeel Mohamed demeure le chef de file du parti dans l’Hémicycle, intervenant sur les débats les plus importants.»
Estime-t-il qu’après la victoire du PTr à la partielle, l’an dernier, le gouvernement a été acculé ? «Numériquement, l’alliance gouvernementale est forte au Parlement, mais sur le terrain, c’est tout à fait le contraire. D’ailleurs, il y a un peu plus d’une semaine de cela, nous avons tenu un rassemblement au n°18 et nous avons vu l’enthousiasme de la foule.»
Au niveau du Parlement, il a été traité de «député rouillé» par le Premier ministre, Pravind Jugnauth. Cependant, pour Arvin Boolell, qui a été élu au Parlement pour la première fois en 1987, ces piques font partie du jeu politique. «On doit s’attendre à ce genre de réactions des membres du gouvernement quand ils sont acculés. Et quand on leur tient tête, c’est la speaker qui intervient pour nous donner tort. Mais je dois dire, quand même, que Maya Hanoomanjee s’est ressaisie dernièrement et c’est tant mieux pour la démocratie.»
Au Parlement, les observateurs ont remarqué que souvent, le leader des Mauves, Paul Bérenger, qui quitte l’Hémicycle généralement après la pause thé, est quand même présent quand Arvin Boolell a à intervenir sur un projet de loi. Qu’en pense le député travailliste ? À cette remarque, il répond être heureux de la situation, tout en disant qu’il a un grand respect pour le leader des Mauves, surtout pour sa grande expérience parlementaire.
Arvin Boolell sera-t-il candidat au n°18, lors des prochaines élections générales ? «Ah ! Certainement. Mais je dois dire que j’ai un lien ombilical avec la circonscription n°11 (NdlR, Vieux-Grand-Port–Rose-Belle, sa circonscription entre 1987 et 2010), où je me rends régulièrement, surtout quand on fait appel à moi.»
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