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Shakeel Mohamed pense se retirer du comité parlementaire de l’ICAC

18 janvier 2019, 17:47

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Shakeel Mohamed pense se retirer du comité parlementaire de l’ICAC

Quid du rôle de Navin Beekarry ? Pourquoi a-t-il assisté aux plaidoiries dans l’affaire MedPoint devant le Privy Council mardi ? Autant de questions que Shakeel Mohamed,  seul membre de l’opposition au sein du comité parlementaire de la commission anticorruption, se pose.

Las, le député rouge, interrogé par l’express, évoque la possibilité de se retirer du comité parlementaire de l’ICAC. Shakeel Mohamed aurait souhaité que celui-ci se rencontre le plus tôt possible afin d’interroger Navin Beekarry.

Le comité est composé de cinq autres membres: Rajcoomar Rampertab ;Toolsyraj Benydin ; Marie Claire Monty ; Raffick Sorefan ; et le président, Joe Lesjongard. Généralement, le secrétariat de l’Assemblée nationale, à la demande du président du comité parlementaire de l’ICAC, fixe une date pour la réunion, soutient Shakeel Mohamed. Celle-ci se tient toujours en présence du directeur de la commission anti-corruption. «Depuis plus de deux mois, il n’y a eu aucune réunion. Et il n’y a rien qui montre qu’il y aura une bientôt.» Sachant que le comité est composé de seulement six membres, il faut qu’au moins cinq personnes soient présentes pour la tenue d’une réunion. «Je suis resté au sein du comité pour avoir des détails sur le fonctionnement de l’ICAC. Mais avec ce qui se passe, je ne crois pas que cela vaille la peine de rester.»

Sollicité, Joe Lesjongard a déclaré : «Mo pa koz ek l’express mwa.»

 

L’Economic Crime Office démantelé en 2001

<p style="text-align: justify;">Mardi 19 décembre 2001. Le gouvernement Mouvement socialiste militant-Mouvement militant mauricien (MSM-MMM) décide de démanteler l&rsquo;<em>Economic Crime Office </em>(ECO), mis sur pied quelques années auparavant pour enquêter sur les crimes financiers. Du coup, Indira Manrakhan, qui dirigeait l&rsquo;ECO, est destituée par le gouvernement. Elle est appelée à travailler à la <em>Revenue Authority. </em>Deux semaines auparavant, un ministre du gouvernement, Jayen Cuttaree, faisait l&rsquo;objet d&rsquo;une enquête du défunt ECO. Cette institution lui reprochait, quand il était ministre du Logement et des terres, d&rsquo;avoir été complice dans une affaire de clôture d&rsquo;un terrain de l&rsquo;État à Floréal par un particulier. Ce dernier, Harry Tirvengadum, était alors directeur général d&rsquo;<em>Air Mauritius</em>. Il avait fait clôturer un terrain vague jouxtant sa propriété. Jayen Cuttaree allait être interrogé à ce sujet et il aurait pu être arrêté après son interrogatoire.</p>

<p style="text-align: justify;">Or, en ce décembre 2001, le rapport d&rsquo;un <em>Select Committee</em>, présidé par Ivan Collendavel- loo, recommandait le démantèlement de l&rsquo;ECO et son remplacement par l&rsquo;ICAC.</p>

<h3 style="text-align: justify;">Navin beekarry 1<sup>er&nbsp;&nbsp; </sup>directeur</h3>

<p style="text-align: justify;">L&rsquo;actuel directeur de l&rsquo;ICAC, tant contesté, a été le premier à occuper ce poste après la création de cette institution en 2002. Il avait été nommé par le gouvernement MSM-MMM, alors qu&rsquo;il occupait le poste d&rsquo;<em>Assistant Solicitor General</em>. Ensuite, en 2006, après le retour du Parti travailliste (PTr) au pouvoir quelques mois auparavant, Anil Kumar Ujoodha est nommé directeur de l&rsquo;ICAC. Il y restera jusqu&rsquo;à la défaite du PTr, en décembre 2014. Peu après la victoire électorale de l&rsquo;alliance Lepep, Luthmyparsad Aujayeb occupe le poste de directeur. Deux ans après, Kaushik Goburdhun, qui occupait les fonctions d&rsquo;<em>&laquo;Assistant Parliamentary Counsel&raquo;</em> au <em>&laquo;State Law Office&raquo;</em>, lui succède. Mais il n&rsquo;allait pas faire long feu, car Navin Beekarry reviendra.</p>

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