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La Colombe: l’état de l’abri pour enfants décrié

27 mai 2019, 17:00

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La Colombe: l’état de l’abri pour enfants décrié

Le foyer La Colombe est au centre de controverses depuis longtemps déjà. La dernière en date : un enfant dit avoir été battu à coups de serpillière. Ce qui a entraîné un état des lieux. Et ils sont insalubres, comme confirmé par une visite des membres du bureau de l’Ombudsperson for Children, le week-end dernier. Celui-ci explique qu’une enquête est toujours en cours sur le shelter.

Selon les renseignements recueillis sur place auprès du personnel, La Colombe accueille, en ce moment, 27 garçons (dont 13 sont en bas âge), huit filles et quatre bébés. Un total de 39 résidents, âgés de six mois à 17 ans. Le personnel se décompte ainsi : 15 encadreurs dont trois sont à temps partiel, deux cuisiniers dont un est aussi à temps partiel, deux femmes de ménage dont une «on session» (elle remplace celle à temps plein quand elle n’est pas là), deux hommes à tout faire et deux agents de sécurité.

La Colombe comporte quatre chambres, une grande et trois petites. Et une chambre en guise de garderie. Les garçons n’ont qu’un W. C. et une salle de bain. Les filles ont cinq toilettes ainsi que cinq salles de bain.

Les problèmes, selon plusieurs personnes qui sont sur place au quotidien, seraient légion. Drains bouchés dans les salles de bain, hygiène précaire dans la cuisine et manque d’espace se font largement ressentir. «Nous ne trouvons pas normal que le déjeuner des enfants soit servi à 11 heures, alors qu’ils dîneront à 19 heures. De plus, outre les récipients qui ont fait leur temps, les rats et autres insectes sont omniprésents.»

«Le bâtiment en lui-même date. Il faut refaire la peinture et réparer ce que les enfants ont cassé.» Pour les toilettes et salles de bain, impossible de tout nettoyer chaque jour. Car il y a une seule femme de ménage pour tout faire. «Ce qui n’est vraiment pas évident. Quand la décharge des toilettes est bouchée, toute l’eau refoule à l’intérieur. Cet endroit doit vraiment fermer et être rénové !» maintient l’un de ceux qui y travaillent.

«Pas de fermeture»

Quasiment toutes les pièces sont sens dessus dessous, avec des meubles qui ont aussi fait leur temps. «Tout est vieux ici. Ti bizin get inpé ki kapav fer pou sa bann zanfan la !» s’insurgent des employés. «Li vreman malang ! Ou ena zis pou pasé dan bis ek geté depi deor mem ou pou konpran dan ki kalité plas 39 zanfan pe viv…»

Du côté de l’Union of Employees’ of the National Children’s Council, représenté par le syndicaliste Atma Shanto, il n’y a jamais été question de fermeture de La Colombe de la part des autorités concernées, mais d’une relocalisation. «Une demande pour déménager les enfants dans un nouveau bâtiment, car l’actuel n’est pas convenable, est en cours. Mais à aucun moment on n’a parlé de fermeture

À la suite de l’agression présumée d’un enfant de neuf ans, la fédération a aussi écrit à l’Ombudsperson for Children pour que la vérité soit révélée. «Et que, bien sûr, s’il y a bel et bien eu agression, que des mesures soient prises

Si les employés n’ont pas vraiment attiré l’attention de la fédération sur l’état des lieux, il est question de leurs conditions de travail. «Le 31 mai, il est convenu qu’ils aient un avis du bureau du Directeur des poursuites publiques.»

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