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LABA: l’union entre l’homme et la nature

6 août 2019, 13:01

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LABA: l’union entre l’homme et la nature

LABA est un vaste terrain privé à Montagne-Blanche, entouré de forêt et de rivières. Il est décrit comme un endroit plein d’opportunités par ses promoteurs, qui ont décidé de vivre au rythme de la nature.

«Je ne sais pas si on peut vraiment dire qu’on a choisi ce projet. C’est peut-être le projet qui nous a choisis», déclare la trentenaire Agnès Bax (à g. sur la photo), une des trois promotrices du projet. Ses partenaires sont Jean Patrick Pompeya (à dr. sur la photo), qui est dans la vingtaine, et le trentenaire Michael Manneback. Il y a quatre mois, ils ont décidé d’appliquer en pleine nature le concept LABA. «Un lieu d’apprentissage, destiné à accueillir des Mauriciens et des étrangers volontaires. Le but c’est que chacun apporte sa contribution, chacun partage ses connaissances, sa culture, ses talents, ses passions, ses rêves et sa vision de la vie», explique Agnès Bax.

Elle, Jean Patrick Pompeya et Michael Manneback sont des apiculteurs végétariens, qui cohabitent dans une petite maison sur place. Ils visent à atteindre l’autosuffisance alimentaire en plantant leurs propres fruits et légumes, en fabriquant la majorité de leurs produits et en recyclant d’autres. Dès qu’ils se réveillent, ils travaillent la terre, s’occupent de la récolte, et nourrissent des poules, considérées uniquement comme des animaux de compagnie.

Ce qui les a motivés à vivre ainsi, «c’est l’envie de voir les choses évoluer pour le bien de l’humanité, pour les générations futures et l’envie de vivre avec le moins d’argent possible», racontent-ils. Ils prennent leur temps car ce qu’ils sont en train de développer ce n’est pas une entreprise mais un art de vivre et de mener une existence simple.

Ouvert aux volontaires

LABA accueille des volontaires, qui les aident principalement à planter, à nettoyer les serres et s’occuper du bien-être des animaux. Jusqu’ici, une vingtaine de personnes se sont portées volontaires et sont revenues plusieurs fois à Montagne Blanche. Il y a même eu une volontaire venue de l’Inde pour les aider. Parmi le lot de visiteurs, il y avait aussi des artistes venus échanger et partager leurs talents musicaux.

Ceux qui veulent faire un court séjour sur place peuvent le faire car les promoteurs de LABA ont aménagé un container où ils peuvent dormir s’ils le souhaitent. Mais pour pouvoir dormir sur place, il faut d’abord contacter les promoteurs pour être sûr de la disponibilité des places.

Les visiteurs leur apportent souvent des graines, des plantes, du matériel de récupération dont ils ont besoin et font une contribution de Rs 100 par repas.

Ce projet vient de démarrer et tous ceux qui y sont passés découvrent et travaillent sur différents concepts. Tout ce qui est cultivé est bio, à savoir la laitue, la roquette, la papaye, le fruit de la passion. Chez les trois complices, rien n’est gaspillé, tout est recyclé. Avec les fruits, ils font du jus, de la confiture et des desserts. Les épluchures, ils les donnent aux animaux et fabriquent aussi du compost. Ils recueillent de l’eau de pluie pour leur consommation personnelle et l’électricité qu’ils utilisent est générée par des panneaux photovoltaïques.

Ils utilisent les plantes médicinales comme le noni et la citronnelle dans leurs repas quotidiens, en thé, en jus ou même en usage externe pour la peau. «C’est comme un rêve. Je me réveille tous les jours en mangeant plus sainement. Et comme on est ce que l’on mange…», déclare Jean Patrick Pompeya.

Formations

Une visiteuse déclare avoir apprécié les échanges avec les promoteurs. «Je les ai rencontrés et même si je ne compte pas devenir végétarienne de sitôt, nous avons eu des discussions intéressantes sur le sujet. Au déjeuner, j’ai mangé une soupe aux légumes avec du riz et pratiquement tous les ingrédients s’y trouvant ont été cultivés sur place. Il faut être prêt à participer à la récolte si on veut y revenir. Mais la vue en vaut le détour. De plus, on peut consommer des fruits et des légumes plantés sans pesticides et des produits bio faits maison. Je n’ai passé qu’une seule journée à LABA, mais c’était une bonne expérience et j’ai été accueillie dans la bonne humeur et la convivialité. L’atmosphère est apaisante et permet de faire un break et de souffler.»

Les promoteurs offrent aussi des formations sur des sujets divers ayant trait à l’écologie, à l’évolution humaine et animent aussi des cours de yoga. Dans un futur proche, ils veulent créer un système de panier, un concept basé sur le Community Supported Agriculture. Le panier ne contiendra pas uniquement des fruits et légumes mais aussi des confitures, du beurre de cacahuètes, des produits ménagers et produits organiques pour le corps, tous fabriqués sur place et qu’ils mettront en vente à travers les réseaux sociaux. Ils prévoient aussi l’aménagement de ruches pour repeupler le coin d’abeilles. Ils auraient aussi voulu accueillir des sans-abri. Leur but final est d’apporter un changement collectif de mentalité et d’inciter les Mauriciens à retourner à la terre et à mener une vie simple et saine. LABA, ce n’est pas une innovation, c’est un retour à l’essentiel.

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