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Le groupe Saint Aubin fait appel de l’ordre de receivership
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Le groupe Saint Aubin fait appel de l’ordre de receivership
«On the 20th September 2019, an order of receivership was obtained by the Mauritius Commercial bank Ltd, without the knowledge of Saint Aubin Ltée…» C’est ce qu’indique un communiqué du groupe Saint Aubin, publié ce vendredi 4 octobre. Signé Eric Guimbeau, Chief Executive Officer du groupe, le document explique que l’ordre de receivership a été émis à l’insu du groupe.
Saint Aubin Ltée a ainsi fait appel devant la cour d’appel le 26 septembre. L’ordre de receivership a ainsi été suspendu. Mushtaq Oosman et Anjeev Hurry avaient été nommés conjointement administrateurs-séquestres (Receivers & Managers) sur un ordre de la cour des faillites de la Cour suprême et ce, conformément à l’article 187(1) de l’Insolvency Act de 2009.
Le groupe Saint Aubin s’est diversifié ces dernières années autour de trois secteurs d’activités : l’agriculture, le tourisme et le commerce dérivé avec le rhum de Saint Aubin. Trois secteurs qui devaient initialement cohabiter parfaitement pour apporter un savoir-faire et booster les activités du groupe. Au final, cela n’a pas été le cas, selon les observateurs. À la place, le restaurant Bois-Chéri, le Domaine des Aubineaux, la Route du Thé ou encore d’autres pôles d’activités n’ont fait que plomber la dette de St Aubin sans pouvoir engranger des revenus des investissements massifs injectés dans ces projets. Même si dans les milieux proches de la société, on laisse entendre que ces dettes étaient antérieures aux investissements injectés dans la diversification de la société.
La MCB avait eu le dernier mot dans la première manche l’opposant à deux sociétés gérées par les frères Guimbeau (Éric, Patrick et Bertrand), nommément Pailles Ltd et La Digue Ltd. Celles-ci croulaient sous les dettes et devaient à la banque une ardoise de Rs 970 millions.
Liquider deux sociétés
La MCB, principale créancière des deux sociétés, avait nommé Mushtaq Oosman pour liquider les deux sociétés et vendre les terres à des industriels et aux membres du public. Ce qui avait été fait.
Les trois portions de terres des Pailles Ltd, qui s’étendent sur une superficie de 119,8 arpents, sont situées près de la zone industrielle des Guibies, à Pailles, où il existe des facilités d’entreposage. Quant aux 99 hectares de La Digue Ltd, ils jouxtent le village de St-Aubin, à Savanne, et le morcellement VRS. Des infrastructures s’y trouvent, comme une école du gouvernement et un terrain de football.
Toutefois, les fonds dégagés à partir de cette transaction n’ont pas été suffisants pour régler l’endettement du groupe, qui emploie actuellement 1 500 personnes. «Nous ferons tout pour sauver cette entreprise vieille de 200 ans», laisse-t-on entendre à son siège social.
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