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Suicide d’un policier: Nobin promet une enquête

2 décembre 2019, 04:00

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Suicide d’un policier: Nobin promet une enquête

Youshill Prayag, 30 ans, policier de la Special Supporting Unit (SSU) suspendu de ses fonctions en février, s’est donné la mort hier, dimanche 1er décembre, à Marie-Reine-de-la-Paix. Deux lettres ont été trouvées sur lui. L’une est une demande d’emploi dans une usine et l’autre est adressée au commissaire de police sollicitant une rencontre. Son corps a été transporté à l’hôpital Jeetoo aux fins d’autopsie. Sollicité pour une réaction, le commissaire de police, Mario Nobin, a confié qu’il ne peut se prononcer à chaud mais il a promis d’ouvrir une enquête.

Le deuxième suicide en l’espace de deux mois après celui de Jean-Luc Colas, 26 ans, autre élément de la SSU, qui s’était donné la mort avec son arme de service, ce drame provoque des questions. Faut-il comprendre qu’il y a un malaise parmi ceux qui sont ‘interdicted’. Qu’est-ce qui les pousse à commettre l’irréparable? Continuerons-nous à dire que c’est au niveau de leur unité qu’ils subissent des pressions qu’ils ne peuvent assumer? Trouvé en possession de deux feuilles en aluminium contenant de la drogue synthétique, Youshil Prayag avait été arrêté à Sainte-Croix et il avait comparu en cour sous une charge provisoire de «possession of synthetic canabinoids with aggravating circumstances».

La lettre de demande d’emploi concernait un poste de Senior Quality Controller car il faisait référence à son expérience précédente de Tally Clerk au Mauritius Freeport Development. Dans la seconde lettre, datée du 20 août et adressée au commissaire de police, il remercie ce dernier suite à une réponse positive concernant son salaire.

Dans la même lettre, il lui demandait une rencontre privée pour s’expliquer sur des allégations faites contre lui sur une affaire de drogue. Il devait venir en compagnie de son épouse pour expliquer sa situation actuelle.

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