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Décès de Firoz Ghanty: la culture en deuil

4 décembre 2019, 04:05

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Décès de Firoz Ghanty: la culture en deuil

Il s’est éteint à l’âge de 67 ans des suites d’une longue maladie. Ses funérailles auront lieu ce mercredi 4 décembre. Une «perte artistique, humaine et nationale», réagit Motee Ramdass, ancien ministre de la Culture. Bouleversé par le décès de Firoz Ghanty, survenu le mardi 2 décembre, il le décrit comme un artiste de haut niveau et qui était complètement hors de l’ordinaire. «C’est mon bon ami…»

Firoz Ghanty représentait l’avenir et avait le courage de s’exprimer. «C’était un homme honnête et franc. Sans détour, il disait sa façon de penser», indique Motee Ramdass. Un franc-parler qui étonnait plus d’un. Cet artiste accompli n’avait peur de personne et habitait à Beau-Bassin, selon notre interlocuteur.

L’artiste Krishna Luchoomun se rappelle de Firoz Ghanty comme d’une personne dotée d’une forte personnalité qui livrait ses pensées sans complexe. «C’est un des artistes de la période post-coloniale qui ont apporté quelque chose de nouveau à Maurice. Avant, l’art avait plus un cachet exotique mais Firoz Ghanty avait un langage différent. C’est une grande perte pour Maurice. C’était un artiste de haut calibre.»

Nalini Treebhoobun, artiste, dit pour sa part perdre un ami très cher et de longue date. «On a fait plein d’expositions à Paris et partout à Maurice. On ne s’attendait pas à ce qu’il parte aussi vite. C’est une grande perte…»

Gaston Valayden, homme de théâtre, se rappelle de sa dernière rencontre avec le défunt. «C’était il y a deux mois environ. Il m’avait parlé de sa maladie. C’était un bon ami à moi qui avait du charme. On partageait des blagues. Même si moi j’évolue dans le théâtre et lui la peinture, on partageait sur tout. Il était très cultivé, versatile et ouvert d’esprit.»

Encore choquée par ce décès, Nirveda Alleck, artiste, estime qu’il s’agit d’une perte immense pour le paysage culturel mauricien. D’autant qu’il a apporté beaucoup à l’art contemporain, «surtout à l’époque où cela était tout nouveau à Maurice».

«On garde de lui l’image d’un artiste indépendant et profondément attaché à sa patrie», conclura Gérard Foy, plasticien et Head of School of Fine Arts, MGI.

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