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Pointe-du-Diable: les canons à terre le temps des travaux

17 décembre 2019, 12:00

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Pointe-du-Diable: les canons à terre le temps des travaux

Au bord de la route de Vieux-Grand-Port, les canons sont à terre. Ils ont été enlevés de leur socle le temps que dureront les travaux de rénovation entrepris par le National Heritage Fund (NHF). Travaux annoncés dans le Budget 2018-2019. L’appel d’offres avait été lancé le 15 avril dernier. De source officielle au ministère des Arts et du patrimoine culturel, on indique que la rénovation de la batterie de Pointe-du-Diable doit être achevée en mai 2020.

Les canons déboulonnés sont sous bonne garde, nous affirme-t-on de source officielle. Sur place, le site est clôturé. C’est la société New Horizon Builders qui effectue ces travaux de rénovation. Deux jeunes ouvriers attaquent au ciseau froid et au marteau la couche de béton qui recouvre l’une des structures en forme de foyer.

On nous fait remarquer la différence visible entre un pan de mur en pierres taillées fraîchement nettoyé et les pans de mur qui n’ont pas encore été touchés. «Ici, pas de machine, tout est fait à la main. On cherche à retrouver l’état originel de la structure.»

Le tournant de Pointe-du-Diable représente aussi un tournant dans l’histoire. Sur ce site cohabitent des vestiges de deux époques distinctes : la batterie qui date de l’époque française, mais aussi des ruines plus récentes de la Seconde Guerre mondiale.

Dans le cas de la batterie française – la partie qui comprend les canons –, la rénovation prévoit aussi l’aménagement d’un nouveau parking. Ainsi que le remplacement des mains courantes. Pour ce qui est vestiges de la Seconde Guerre mondiale, il faudra refaire les jointures des pierres taillées, nettoyer et remettre en état les structures.

Ces travaux ne sont pas les seules à être entrepris par le NHF. Dans la foulée, il y a aussi la rénovation de la Tour Hollandais, située non loin de Pointe-du-Diable, à Vieux-Grand-Port, de même que la remise en état de la Tour Koenig.

Volé puis repris

En 2006, un canon – pesant environ trois tonnes – avait été volé au mois d’août à la Batterie de l’Harmonie, à Rivière-Noire. Il avait été retrouvé quelques semaines plus tard par la police. C’est dans un terrain vague à La Mivoie que la police a mis la main sur ce vestige historique. À l’époque, trois suspects, tous habitants de Rivière-Noire, ont avoué le vol, expliquant qu’ils comptaient le vendre à une fonderie. Mais l’affaire n’aurait pas été conclue quand le propriétaire de la fonderie leur a fait comprendre que «pou asté enn kanon, éna problem-la».

Vestiges retrouvés au Caudan Waterfront

Lors de la construction du Caudan Waterfront, entre décembre 1994 et novembre 1996, 11 canons et des ancres de bateaux avaient été retrouvés. À l’époque, on avait fait appel à Yan von Arnim, spécialiste en archéologie sous-marine pour la gestion de ces vestiges. «Ces canons ont été traités chez Forges Tardieu. Certains ont été légués au musée de Mahébourg et à ceux qui avaient un intérêt pour ces vestiges», avait expliqué René Leclézio, Chief Executive Officer de Property and Development.

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