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Identité de l’homme en noir: Cover-up de la police?

17 décembre 2019, 17:45

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Identité de l’homme en noir: Cover-up de la police?

Il est apparu sept minutes après l’accident mortel qui a coûté la vie au pompiste Rohit Gobin. Cet homme, tout de noir vêtu, n’a pas eu le moindre geste de compassion à l’égard des deux blessés de la station d’essence de Wooton, mais a plutôt choisi de venir en aide aux deux policiers impliqués dans cet accident. Malgré la gravité de ses actes, aucune source officielle des Casernes centrales n’a été en mesure de nous renseigner sur l’identité de ce mystérieux complice. C’est l’inspecteur M…, ont toutefois confié, à voix basse, quelques officiers.

Aux Casernes centrales, l’omerta règne. Quelques braves policiers confirment, toutefois, que «l’homme en noir» serait un des leurs. Car il porte des «slacks», un type de pantalon qui fait partie de l’accoutrement officiel des policiers. Ensuite, de sources concordantes, l’on apprend qu’il pourrait s’agir d’un inspecteur posté à Eau-Coulée. Sa photo serait même affichée «dan stasion». Interrogé, l’inspecteur Shiva Coothen, de la cellule de communication de la police, soutient, quant à lui, ne pas connaître son identité.

Dossier envoyé au DPP

Préférant ignorer nos questions sur «l’homme en noir», le commissaire de police, Mario Nobin, a choisi de répéter qu’il s’en tient à l’enquête de la police. «Je vais m’assurer que tout soit fait dans la transparence. Le dossier sera envoyé au Directeur des poursuites publics (DPP) et il verra s’il y a des manquements ou pas. Il faut que la justice soit faite dans cette affaire.»

Le complice est-il un policier ? Sera-t-il appelé dans le cadre de l’enquête ? Le Central Criminal Investigation Department compte-t-il creuser cette piste ? Nous n’en saurons rien. Par ailleurs, le chef de la police dit ne faire confiance qu’à l’enregistrement numérique dont la police a en sa possession et non à la vidéo en circulation sur les réseaux sociaux et reprise par les médias.

Quant au président de la Police Officers Solidarity Union, le chef inspecteur Jaylall Bhojawon, il se dit être plus concerné par «les problèmes liés aux policiers qu’aux accidents». «Il y a déjà une enquête sur cette affaire. De mon côté, je préfère me concentrer sur les soucis auxquels font face les policiers, comme le salaire ou autres problèmes liés au travail.»

Cette situation, Jashley Gobin, le fils de la victime, la qualifie d’insupportable. Pour lui, ces policiers ne méritent plus de porter l’uniforme. «Ils ont même téléphoné dans la station-essence non loin des pompes, alors qu’il est strictement interdit d’utiliser les portables. Ils ont agi sans réfléchir.» Dans les milieux politiques, l’on suit également de près cette affaire. Au niveau de l’opposition, l’on avance avoir l’intention de poser des questions à la rentrée parlementaire.

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