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MASA: les royalties inférieures à Rs 500 pas payées
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MASA: les royalties inférieures à Rs 500 pas payées
Certains artistes l’attendent comme le Père Noël. Il s’agit du paiement de la seconde tranche de royalties pour l’année 2019. La Mauritius Society of Authors (MASA) finalise les procédures pour que les sommes dues parviennent aux ayants droit dans les jours qui viennent. À la MASA House, à Beau-Bassin, les royalties totalisant moins de Rs 500 ne seront pas payées. Elles seront reportées à la prochaine distribution, en 2020.
De source officielle, il ressort qu’un montant de près de Rs 6 millions sera distribué. Somme qui couvre les droits mécaniques pour la période de janvier à août 2019 (la redevance payable sur la reproduction des oeuvres). Ainsi que les redevances payées par les hôteliers, à la fois pour l’utilisation de la musique en live et enregistrée, pour la période de janvier à décembre 2018. Cette tranche comprend également les paiements de la Mauritius Broadcasting Corporation aux artistes locaux, pour l’année 2017. Et enfin, les droits mécaniques pour la période de janvier à décembre 2019 pour Rodrigues.
Au total, si 2 246 ayants droit sont concernés par les royalties, en réalité, seuls 735 d’entre eux recevront un paiement. Car les 1 511 restants sont des artistes à qui la MASA doit moins de Rs 500. Y a-t-il un risque de voir à nouveau défiler des artistes en colère à la MASA House en cette fin d’année ? Des créateurs se disant mécontents du paiement de droits d’auteur jugés dérisoires ?
Une source concernée affirme : «Il faut que les artistes comprennent ce que sont les royalties.» Par exemple, que le paiement concerne l’utilisation de la musique effectuée en 2018. «Le paiement n’est fait que si une chanson tourne. Si la chanson d’un autre artiste marche, cela ne veut pas dire que tous les artistes doivent toucher la même somme que l’auteur-compositeur d’un tube.»
Qu’en est-il des mauvais payeurs ? Ceux qui utilisent la musique dans le cadre de leurs activités commerciales, comme certains restaurants et boîtes de nuit. «Ils ne nous prennent pas au sérieux.» Les responsables actuels de la société des droits d’auteur sont «toujours en train de mettre de l’ordre dans un grand désordre. Cela ne va pas se faire du jour au lendemain».
La MASA est l’une des institutions publiques dont les comptes ne sont pas à jour. À décembre 2019, «nous en sommes aux comptes de 2014. L’année prochaine, nous espérons faire auditer les comptes allant de 2015 à 2018», indique une source concernée.
La remise en ordre de la MASA concerne aussi le personnel. Notamment le poste de directeur. Le précédent titulaire, Gérard Louise, est suspendu depuis 2011, suite à des accusations de piratage. Un appel à candidatures pour recruter un directeur sous contrat n’a pas abouti.
Nouvelle grille de tarifs: Exit Roopun, Enter Teeluck
<p style="text-align: justify;">Pour les auteurs-compositeurs, éditeurs et producteurs, c’est une nouvelle grille de tarifs qui pourra véritablement améliorer leur situation financière. Alors quand deux d’entre eux – Bruno Raya et Boyzini – ont appris qu’une nouvelle grille reflétant davantage le taux d’inflation n’avait pas obtenu le feu vert de Pradeep Roopun, alors ministre des Arts et de la culture, ils ont décidé de porter l’affaire devant les tribunaux. L’avoué Kaviraj Bokhoree explique que suite aux changements de ministre, c’est désormais Avinash Teeluck, actuel ministre des Arts et du patrimoine culturel, qui sera appelé à répondre.<em> «Nous finalisons actuellement les amendements»</em>, avance l’avoué.</p>
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