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Dev Virahsawmy: chapitres d’un testament littéraire

2 mars 2020, 14:50

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Dev Virahsawmy: chapitres d’un testament littéraire

L’heure du bilan a sonné pour Dev Virahsawmy. L’auteur, traducteur, défenseur du morisien grâce à qui textes sacrés et grand classiques de la littérature ont «koz kreol» est dans la phase des adieux. Mais non sans d’éblouissants feux d’artifices d’émotions et de sensations poétiques.

Premier d’une série limitée à une cinquantaine d’exemplaires: le numéro d’ouverture de Literatir San Frontier. Composé de trois parties distinctes et pouvant se lire indépendamment l’une de l’autre, il annonce l’héritage littéraire que souhaite laisser Dev Virahsawmy. Si depuis de longues années, son œuvre était accessible gratuitement en ligne, il a choisi de la graver sur papier. «Le digital n’est pas entièrement sécurisé. J’ai décidé de rassembler tout ce que je considère important».

D’abord, 5 siek jalog kiltirel. En clair, la traduction en morisien d’une sélection de poèmes en anglais de ses auteurs favoris, du 16ème au 20ème siècle. Cela va de Ti kouto koup gro ziromon (From Underwoods de Ben Johnson) à Get enn lot manier (A different  history de Sujata  Bhatt) en passant  par Wordsworth, revini do bap (Report  to Wordsworth de Boey Kim Cheng) et Pa fer vantar (Death Be not proud de John Donne), entre autres.

Au milieu: les malheurs de Kordelia et les faux semblants autour du partage du royaume de Lerwa Lir. Il s’agit d’une traduction-adaptation  de King Lear de Shakespeare

Enfin, sur un ton plus badin, mais non  dépourvu de profondeur, Tabisman Lirou Fode Perdi Pou Gagne, une pièce originale inspirée de King Lear. «Olie enn lerwa ki fane, se manager enn tabisman ki fane». En ouverture, on y retrouve Dammaro et Kaspalto, deux personnages fétiches de l’auteur.

Droits d’auteurs :  l’institut Cardinal Jean Margéot va gérer l’œuvre de Dev Virahsawmy

C’est décidé. L’Institut Cardinal Jean Margéot va gérer l’œuvre de Dev Virahsawmy. Sur le plan pratique, l’idée de départ d’une fondation s’est révélée un casse-tête. C’est aussi le signe du respect et de la reconnaissance de l’auteur pour le premier cardinal de Maurice. Celui qui en dépit de toutes les réticences lui a confié la traduction de la Bible ainsi que de la lithurgie. «Si SSR est le père de la nation, Jean Margéot est le tonton de la nation».

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