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Covid-19: adoptons les bons gestes

17 mars 2020, 09:50

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Covid-19: adoptons les bons gestes

Bonjour, je m’appelle DOC. Aujourd’hui, nous faisons le point sur la pandémie du COVID-19 et la stratégie de Maurice pour la combattre. De plus, beaucoup de fausses nouvelles circulent sur ce virus. Attention, ne les partagez pas. Vers qui se tourner pour les bonnes informations? Suivez le guide.

 
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Fake news

Évitons leur propagation

Non, la consommation de drogues, le fait de s’asperger d’alcool ou se raser la barbe, ne guérissent en rien ni ne vous préservent du COVID-19. Ces nouvelles fausses ou malveillantes tournent en boucle sur l’Internet.

D’autres exemples de FAKE NEWS sont :

  • Le virus se transmet par piqûre de moustique
  • L’urine des enfants peut protéger du virus
  • Le virus vient de la soupe de chauve-souris
  • Le sèche-mains et les «désinfections UV» tuent le coronavirus
  • Le temps froid peut tuer le COVID-19
  • Les vaccins contre la pneumonie protègent de la maladie

Toutes ces nouvelles sont fausses. Il ne faut surtout pas s’y laisser prendre. Sur les réseaux sociaux, ne partagez pas une information qui n’est pas vérifée. Vous pouvez d’ailleurs signaler qu’il s’agit d’une fake news notamment sur Facebook entre autres médias sociaux.

Ce que dit... la loi

Attention, toute personne diffusant de fausses nouvelles s’expose à des sanctions. En effet, selon la section 299 du Code pénal, le contrevenant encourt une amende ne dépassant pas Rs 50,000 et une peine d’emprisonnement d’au moins un an si l’offense est commise par écrit. De plus, la diffusion de fausses nouvelles est également régie par la section 46 de l’Information and Communication Technologies Authority Act. Aussi, ce délit expose la personne impliquée à une amende ne dépassant pas Rs 1 millionet une peine d’emprisonnement ne dépassant pas dix ans.

Les bons réflexes

Pour diminuer les risques de contamination, il est primordial d’adopter les bons réflexes suivants :

SE LAVER régulièrement les mains avec un désinfectant à base d’alcool (Hand Sanitizer) ou de l’eau et du savon.

SE COUVRIR la bouche et le nez avec votre coude ou utiliser un mouchoir en papier lorsque vous toussez ou éternuez.

ÉVITER DE VOUS TOUCHER les yeux, le nez ou encore la bouche lorsque vous êtes malade


Dr. Vasantrao Gujadhur: «La préventiondemeure prioritaire»

Dr. Vasantrao Gujadhur, Director of Health Services au ministère de la Santé et du Bien-Être.

Quelle est la situation actuelle du COVID-19 dans le monde?
Le 11 mars 2020, l’OMS a décrété ce virus comme pandémie. Il s’agit d’une nouvelle maladie qui s’est propagée globalement. Avec la contamination au sein de la communauté, nous parlons de pandémie car cela risque de se répandre encore plus. D’où le fait que l’OMS demande à tous les pays d’élaborer leur plan pour la quarantaine, l’isolement, l’annulation de rassemblements publics comme c’est le cas en France et l’Angleterre entre autres.

Et Maurice dans tout ça?
Nous avons déjà notre plan d’action. A ce stade, il n’y a aucun cas de COVID-19 à Maurice. Nous maintenons la surveillance au port, à l’aéroport, à l’hôpital et dans la communauté ainsi que la prévention. D’ailleurs, des unités pour la quarantaine et l’isolement ont été instituées, notamment à l’hôpital de Souillac dont la capacité est d’une cinquantaine de personnes. Avec les compatriotes et étrangers qui arrivent à Maurice, nous avons ouvert d’autres centres à Anse La Raie pour 47 personnes, Pointe Jérôme pour 43 personnes, Quatre-Sœurs pour 27 personnes, à Belle-Mare pour une soixantaine de personnes et !nalement à Pointe-aux-Piments.

Justement, quelle prise en charge y est préconisée?
Dès que les passagers provenant des pays à risque arrivent à Maurice, ils sont examinés. On vérife leur température entre autres. Ces derniers sont placés en quarantaine pour 14 jours. On évalue leur état de santé matin et soir. Passé ce délai et en l’absence de symptômes du COVID-19, ils rentrent chez eux. Le suivi continue.

Que risque une personne refusant d’être placée en quarantaine?
Elle n’a pas le droit de refuser la quarantaine. Nous avons des lois précises, notamment le Quarantine Act ainsi que le Public Health Act et les International Health Regulations. Tout refus constitue une offense. Nous pouvons prendre des actions contre le contrevenant.

Et que se passe-t-il pour les personnes en isolement?
Lorsque les patients ont de la fièvre ou présentent d’autres signes de maladie, ils sont placés en isolement et soumis aux tests du COVID-19 et d’autres virus. Si les tests sont négatifs, on les traite pendant quelques jours. Ils repartiront à la maison après. Nous avons procédé à environ 120 tests qui se sont tous révélés négatifs.

Et si les tests du COVID-19 s’avèrent positifs?
Le personnel a été formé à tous les niveaux. Et sous l’Infection Control programme, ils savent comment gérer une telle situation. Déjà, il faut immédiatement identifier ceux et celles ayant été en contact avec toute personne testée positive au COVID-19. Dans ce cas, celle-ci sera isolée, admise à l’hôpital de Souillac et prise en charge par des spécialistes. 

Qu’est-il de la prévention? 
Nous préparons le public en leur inculquant les mesures à adopter en cas de toux, éternuement et face aux personnes malades. 300 personnes dont des inspecteurs sanitaires, des médecins communautaires, des «Health Surveillance Officers», des épidémiologistes entre autres assurent la surveillance. Les hôpitaux sont préparés en conséquence. Jusqu’à maintenant, ce système fonctionne bien. Le public doit maintenir l’hygiène de santé. Par exemple en se lavant les mains régulièrement avec de l’eau et du savon ou un «sanitizer», ne pas se toucher les yeux, le nez et la bouche, se couvrir le nez et la bouche en cas de toux et d’éternuements, rester à l’écart d’au moins un mètre d’une personne malade entre autres.

Actuellement, nous faisons une campagne pour éviter les poignées de main, les bises, les objets infectés entre autres contacts directs avec toute personne souffrante. Les Mauriciens commencent à s’y adapter. D’ailleurs, dans plusieurs pays sujets au virus, les gens ont vite intégré ces précautions, ce qui limite la propagation. Il ne faut surtout pas paniquer. La prévention demeure prioritaire. A ce titre, je remercie le groupe La Sentinelle et l’express qui ont travaillé étroitement avec nos équipes et qui nous ont attribué une page gratuite pendant une semaine pour informer la population sur cette pandémie.

La Réunion, les Seychelles, les Maldives et l’Afrique étant touchés par le COVID-19, quels sont les risques pour Maurice à présent? 
Maurice étant une île, nous n’avons que deux ports d’entrée : le port et l’aéroport. La surveillance y est maintenue. Et puisque l’OMS a décrété la pandémie, le virus se propagera dans n’importe quel pays. Pour éviter cela, il faut rester sur ses gardes et conserver une bonne hygiène de vie.

Beaucoup de fausses rumeurs circulent sur le COVID-19. Comment distinguer le vrai du faux? 
Effectivement, un bon nombre de fausses nouvelles sont diffusées sur les réseaux sociaux, à travers les téléphones entre autres. La dernière en date est que Radio Seychelles affirmait qu’il y avait un cas à Maurice. Or, tel n’est pas le cas. Le public ne doit pas s’y fier. Chaque jour, nous dispensons des informations à travers les médias. Ce sont des nouvelles authentiques. Le ministère de la Santé et du Bien-Être ne va rien cacher. Si un cas survient, il est de notre devoir de le rapporter. Nous sommes régis par les International Health Regulations et avons signé une convention avec l’OMS. Nous sommes transparents et avons l’obligation de le déclarer immédiatement, et ce avant 24 heures, à cette organisation ainsi qu’au public. Faites attention aux «fake news» qui engendrent la panique. Suivez les véritables informations. Si vous avez des doutes, nous avons cinq hotlines à la disposition de tous les Mauriciens.

Et si un cas est détecté en clinique?
Toute clinique doit se rapporter au ministère de la Santé. Si les responsables soupçonnent le moindre cas de COVID-19, ils doivent nous contacter immédiatement. Un ou deux Regional Public Health Superintendants sont de garde tous les jours, et ce sur une base 24/7 dans les hôpitaux. Les cliniques doivent les appeler et nous prendrons les actions.

Voir aussi: 

Restons sur la défensive… immunitaire
Coupez  le contact...avec les personnes malades
Toux et éternuements
Le toucher... sur la touche
C’est quoi ce virus ?

Avec des gestes simples, vous pouvez vous prémunir contre le COVID-19. En cas de doute, tournez-vous vers les autorités ou services d’appels listés ci-contre. Ne vous fiez surtout pas aux fausses nouvelles. Et ne les partagez pas. En revanche, propagez les bonnes informations, surtout celles concernant les réflexes pour la prévention. Ceci vous aidera à vous protéger ainsi que votre entourage.

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