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Covid-19: les réponses à vos questions
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Covid-19: les réponses à vos questions
Masque, lavage de mains, durée de vie du virus… Ci-dessous, quelques réponses aux questions que vous vous posez sans doute en ce jeudi 19 mars, après que trois cas de Covid-19 ont été détectés à Maurice.
Quels sont les symptômes ?
Les principaux symptômes du Covid-19 sont la fièvre, la toux, une sensation d’oppression ou d’étouffement, accompagnée parfois de douleurs thoraciques, d’après l’Institut Pasteur, en France. Le malade peut également souffrir de maux de tête, de courbatures et ressentir de la fatigue. Dans les cas les plus graves (qui concernent essentiellement des personnes âgées ou déjà malades), les patients peuvent également être atteints d’un syndrome de détresse respiratoire ou d’une insuffisance rénale aiguës.
Peut-on être infecté sans symptôme ?
Oui et c’est bien toute la difficulté des autorités sanitaires pour enrayer l’épidémie, affirment médecins et chercheurs. Olivier Véran, le ministre français de la Santé, expliquait il y a quelques jours que «80 % des gens ne présentent pas ou peu de symptômes, donc c’est un virus qui est asymptomatique ou bénin» chez une grande majorité de personnes.
Quelles sont les personnes les plus fragiles face au Covid-19 ?
Les personnes âgées de 70 ans et plus sont considérées comme des personnes à risque. Mais les patients entre 50 ans et 70 ans doivent également être surveillés de façon plus rapprochée. Les personnes présentant une insuffisance rénale chronique dialysée sont à surveiller. Tout comme celles atteintes de diabète, d’hypertension, d’insuffisance cardiaque, de cirrhose, celles qui sont sujettes à l’insuffisance respiratoire chronique, qui sont sous oxygénothérapie, les gens qui souffrent d’asthme, de mucoviscidose ou toute pathologie chronique respiratoire susceptible de décompenser lors d’une infection virale.
Quel est le temps d’incubation du virus ?
La période d’incubation dure entre 3 à 5 jours en général, et peut aller jusqu’à 14 jours. Pendant cette période, le sujet est potentiellement contagieux.
Comment se transmet le Covid-19 ?
Le Coronavirus Covid-19 se transmet par des gouttelettes émises par une personne malade, en particulier lors de contacts étroits. La maladie se transmet par les postillons (éternuements, toux). On considère donc qu’un contact étroit avec une personne malade est nécessaire pour transmettre la maladie : même lieu de vie, contact direct à moins d’un mètre lors d’une toux, d’un éternuement ou lors d’une discussion en l’absence de mesures de protection.
Combien de temps le virus est-il actif ?
Selon une étude publiée dans le Journal of Hospital Infection, le coronavirus Covid-19 survivrait à température ambiante, comme ses proches cousins le SRAS et le MERS, en moyenne entre 4 et 5 jours sur des surfaces comme l’acier, l’aluminium, le bois, le papier, le verre, le plastique, la céramique, le téflon ainsi que d’autres matériaux cruciaux dans le milieu médical : les gants en latex et les blouses jetables. À des températures dépassant 30 °C, la résistance diminue considérablement, ne pouvant dépasser quelques heures. En revanche, des températures plus basses, en dessous de 20°C, favorisent la persistance des coronavirus humains qui survivent jusqu’à neuf jours. Les scientifiques de la Ruhr University précisent dans leurs travaux que les agents à base d’éthanol peuvent éliminer le virus de ces surfaces.
Comment se protéger ?
Il existe des gestes simples, dits barrières, pour se protéger du virus. Première chose à faire : vous laver régulièrement les mains avec de l’eau et du savon ou, à défaut, avec un gel hydro-alcoolique. Il faut prendre 30 secondes pour se frotter les ongles, le bout des doigts, la paume, l’extérieur des mains et entre les doigts. Enfin, après le lavage, séchez-vous les mains avec une serviette propre ou à l’air libre.
Deuxième geste barrière : tousser ou éternuer dans son coude, cela évite de déposer sur les mains des microbes qui peuvent être transmis à d’autres personnes. En effet, le virus se transmet par voie aérienne, avec les postillons évacués lors d’un éternuement ou d’une toux, et par voie directe.
Si ce n’est pas possible, toussez dans un mouchoir avant de le jeter à la poubelle. De même, il faut se moucher dans un mouchoir à usage unique, le jeter immédiatement à la poubelle (de préférence avec un couvercle). Surtout, lavez-vous les mains ensuite.
Enfin, dépendant de la propagation, les rassemblements et les déplacements doivent être drastiquement limités.
Quel comportement adopter en cas de doute ?
- Pas de symptômes et pas de contact étroit avec un cas Covid-19 : Il suffit de respecter les gestes barrières expliqués ci-dessus.
- Pas de symptômes mais contact étroit avec une personne malade : dans ce cas, isolez-vous à domicile, optez pour la formule «work from home» et ne sortez que pour faire des courses ou commandez-les en ligne. Appliquez les gestes barrières et prenez votre température 2 fois par jour.
- Des symptômes évocateurs de Covid-19 : en cas de symptômes (tous, fièvre, difficultés à respirer), restez à la maison, appelez votre médecin traitant ou un médecin pour vous faire conseiller avant de vous rendre à l’hôpital, il vous conseillera.
Peut-on attraper la maladie par l’eau ?
À ce jour, il n’a pas été rapporté de contamination par l’eau. Cette maladie est à transmission respiratoire.
Y a-t-il un traitement ?
Pour le moment, il n’existe ni vaccin ni traitement, mais il y a de l’espoir. Des chercheurs du monde entier sont engagés dans une course contre la montre pour trouver un vaccin, un processus qui peut durer plusieurs mois, le temps d’être sûrs que le vaccin est sans danger et efficace avant d’être mis en production.
Qui plus est, les laboratoires français Sanofi et américain Regeneron ont débuté des essais cliniques cette semaine pour évaluer leurs médicaments. Par ailleurs, certains patients contaminés se voient administrer des antiviraux, dont l’efficacité est toujours en cours d’évaluation.
Attention toutefois, plusieurs ont alerté sur les dangers de l’ibuprofène en cas de fièvre. «La prise d’anti-inflammatoires (ibuprofène, cortisone…) pourrait être un facteur d’aggravation de l’infection. En cas de fièvre, prenez du paracétamol», conseille ainsi le ministre français de la Santé Olivier Véran.
Les masques efficaces ?
Les masques n’ont pas grand intérêt pour le grand public, soulignent les experts, français notamment. On les appelle les masques altruistes, parce qu’ils permettent de protéger l’environnement et les personnes lorsqu’on est soi-même porteur. Ils vont filtrer les sécrétions respiratoires qu’on appelle gouttelettes, émises par la bouche, et qui se projettent à un mètre de distance. Mais ils ne filtrent pas les aérosols, qui proviennent de plus loin dans le système respiratoire et restent en suspension pendant plusieurs jours et sur plusieurs mètres.
C’est pourquoi les personnels médicaux, en contact rapproché avec les patients, doivent en revanche porter un masque. Pour les autres, tant qu’on respecte le mètre de distance, il n’y a aucun besoin de porter ces masques. D’autant que le public ne porte pas ces protections comme il le faut : certains portent leurs masques à l’envers, certains libèrent le nez, ce n’est pas non plus étanche pour les hommes barbus…
Sans oublier que lorsque l’on enlève son masque ou le glisse sous le menton, on souille ses mains avec une matière qui a retenu toutes les microparticules potentiellement néfastes. De même, conserver ces masques au-delà de trois heures peut se révéler dangereux, car l’humidité produite par la respiration dans un espace aussi réduit altère les propriétés du masque et pourrait permettre aux particules filtrées d’atteindre les voies respiratoires.
Quid des masques DIY ?
Face au manque de masques, plusieurs internautes proposent des patrons pour réaliser son propre modèle en tissu, ou conseillent d’enrouler son écharpe autour des voies respiratoires.
Entre rien et un foulard, il peut y avoir un bénéfice, reconnaît le Dr Benjamin Davido, invité sur le plateau du Mag de la Santé sur France 2, mardi 17 mars, à condition de le laver quotidiennement à 30 °C minimum avec un détergent classique. Mais ce n’est pas en portant un foulard que vous empêchez de contaminer les autres, rappelle Michel Cymes, médecin.
D’autre part, plus on porte sa protection respiratoire longtemps, moins elle devient efficace. Or l’écharpe on n’en change pas toutes les 3 heures, et les fibres du tissu ne sont pas adaptées. En gros, mieux vaut encore ne rien porter…
Sources : l’OMS, Le Parisien, AFP, Le Monde
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