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Wakashio – marée noire: révélations autour de l’évaluation des risques

25 août 2021, 14:15

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Wakashio – marée noire: révélations autour de l’évaluation des risques

Il avait été auditionné le 23 février devant la Cour d’investigation, instituée pour faire la lumière sur le naufrage du Wakashio. Et, Alain Donat, director of shipping, a une nouvelle fois déposé devant le président Abdurafeek Hamuth et ses deux assesseurs, Jean Mario Geneviève et Johnny Lam Kai Leung, hier, mardi 24 août. Il a expliqué que c’est à partir du 31 juillet qu’il a commencé à avoir des rapports journaliers rédigés par les salvors de SMIT Salvage et le Special Casualty Representative (SCR), Lars Tesmar. Ensuite à partir du 6 août, c’était au tour de Nippon Salvage de soumettre un rapport journalier.

Selon Alain Donat, il fallait suivre le protocole du Covid-19. «Cela vous a-t-il empêché d’avoir des informations indépendantes sur le risque de marée noire ?» a alors demandé Abdurafeek Hamuth. «Nous ne sommes pas montés à bord. Nous ne voulions pas interférer dans les travaux des salvors. Si nous avions interféré, le blâme aurait été sur nous», a indiqué le témoin.

 Alain Donat a révélé qu’aucune évaluation des risques de marée noire n’a été effectuée par son département. Sous l’insistance du président de la Cour, il dira : «On aurait pu faire une inspection mais je ne crois pas qu’on aurait pu faire une évaluation des risques.» «Les salvors vous ont-ils informés qu’il n’y avait aucun risque de marée noire ?» lui a demandé Abdurafeek Hamuth. Selon Alain Donat, l’évaluation faite par les salvors n’était pas correcte.

À une question de Jean Mario Geneviève, il répondra que ce n’est qu’après le 6 août que les salvors se sont sentis menacés. «Du 31 juillet au 6 août, croyez-t-ils vraiment qu’ils auraient pu renflouer le vraquier ?» a lancé Jean Mario Geneviève. «Ils pensaient pouvoir renflouer le vraquier. Mais leur priorité était de retirer l’huile et de stabiliser le vraquier. (…) Le 6 août, ils ont dit qu’il y avait un risque plus élevé. Avant, il n’y avait aucun risque», a-t-il répondu.

 Alain Donat fera ressortir que les fissures sont apparues les 4 et 5 août. «Nous n’avons pas d’architecte naval pour contrevérifier. À ce moment-là, selon leur calcul, la meilleure décision était de remplir la cale no8 d’eau. Mais aujourd’hui, nous dirions non.»

 Parlant de la proue du vraquier, Alain Donat dira que : «The most appropriate was to have a sinking plan. Nous avions donné les instructions et les ordres ont été données par le propriétaire à travers un email le 21 août.»

Reddy Lutchmoodoo fait sortir Jean Mario Geneviève de ses gonds

<p style="text-align:center"><img alt="" height="330" src="/sites/lexpress/files/images/gallery/reddy_lutchmoodoo_1.jpg" width="620" /></p>

<p>Jean Mario Geneviève, <i>Marine Engineer</i>, a eu du mal à se contenir face aux réponses de l&rsquo;ASP Reddy Lutchmoodoo, posté à la National Coast Guard (NCG)<i> </i>de Mahébourg. &laquo;<i>Avez-vous initié une enquête avec les trois stations, Pointe-du-Diable, Mahébourg et Blue-Bay ?&raquo; </i>a demandé l&rsquo;assesseur. L&rsquo;ASP Lutchmoodoo répondra par la négative en disant que le CCID avait déjà initié une enquête.</p>

<p>Il a expliqué qu&rsquo;autour de 20 heures, un officier de la NCG de Mahébourg lui a informé qu&rsquo;ils ont reçu un appel d&rsquo;une habitante de Pointe-d&rsquo;Esny, qui avait vu un navire avec les lumières allumées. &laquo;<i>Que serait-il passé si la dame n&rsquo;avait pas informé la NCG du navire sur les récifs ? Quand l&rsquo;auriez-vous su?&raquo; </i>La réponse de l&rsquo;ASP: &laquo;<i>Peut-être quand la patrouille aurait fait sa ronde.&raquo; </i>Une réponse qui a irrité Jean Mario Geneviève.</p>

<p>&laquo;<i>Un navire à 1,5 milles nautiques de la côte ne vous interpelle pas et ce n&rsquo;est pas le devoir de la NCG d&rsquo;enquêter ? Les officiers doivent attendre l&rsquo;appel d&rsquo;une dame ?&raquo; </i>À cela, le témoin répondra que selon les indications du radar, le navire était &laquo;<i>underway&raquo;. &laquo;L&rsquo;AIS donne la position du navire. Dix minutes après, la position est la même. L&rsquo;opérateur du radar pensait-il toujours que le navire bougeait?&raquo; </i>s&rsquo;est insurgé l&rsquo;assesseur. &laquo;<i>Comment est-il devenu opérateur ?&raquo; </i>a martelé Jean&nbsp; Mario Geneviève. &laquo;<i>Je ne sais pas ce qui se passe dans la tête de l&rsquo;opérateur. </i>(&hellip;) <i>Ils ne doivent pas regarder le C-Vision de manière continue&raquo;, </i>répondra finalement l&rsquo;ASP Reddy Luctchmoodoo. &laquo;<i>Oui nous savons qu&rsquo;ils faisaient autre chose comme faire des entrées dans des </i>log books<i>&raquo;, </i>a ironisé Abdurafeek Hamuth.</p>

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