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CAN 2012 : l''expérience du Ghana face au collectif de la Zambie

7 février 2012, 20:00

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CAN 2012 : l''expérience du Ghana face au collectif de la Zambie

Le Ghana se présente comme le favori de sa demi-finale de CAN-2012 ce mercredi à Bata, fort de son expérience des grands tournois et de ses stars offensives, alors que la Zambie tentera de faire valoir son jeu collectif et son rêve d''''un premier titre.

Favori, le Ghana ? Dès avant le tournoi, il faisait figure de grand prétendant à la victoire finale (avec la Côte d''Ivoire), après avoir été 3e du tournoi continental en 2008, finaliste malheureux en 2010 et après avoir raté d''un cheveu le dernier carré du Mondial-2010. Un tel pedigree oblige. Et se double d''une certaine pression: cela fait 30 ans que le Ghana n''a plus remporté de CAN (il en est à quatre titres).

Avec André Ayew, Asamoah Gyan et Sulley Muntari, les Black Stars possèdent une brochette d''éléments offensifs de premier ordre, même si seul le premier a pour l''heure répondu aux attentes. Car les Black Stars n''ont pas encore vraiment brillé. Mais c''est assumé. Contre la Tunisie, c''est un cadeau du gardien qui leur a permis d''accéder au dernier carré, en prolongation. Celle-ci laissera-t-elle des traces ? Le sélectionneur Goran Stevanovic assure qu''il alignera la même défense que contre la Tunisie.  Les Ghanéens ont en outre eu un jour de récupération en moins par rapport aux Zambiens et un voyage en plus (de Franceville à Bata). "Ce sont des éléments très importants, avance Goran Stevanovic. Mais le plus important, c''est le mental et la personnalité".

Exploit, le mot n''est pas trop fort. Les Zambiens,(les Chipolopolos), éternels outsiders et doubles finalistes (1974, 1994), n''ont jamais remporté la CAN. Mais la génération emmenée par le capitaine Christopher Katongo progresse. Sortie dès le premier tour en 2008, elle est parvenue en quarts en 2010 (élimination aux tirs au but), et donc en demie cette année. En jeu, une place en finale à Libreville, là où l''avion transportant la sélection de Zambie s''était écrasé en 1993. "Leurs âmes sont quelque part là-bas...", avait dit Katongo. Pour un surcroît de motivation.

La Côte d''Ivoire pour tenir son rang, le Mali pour l''exploit

La Côte d''Ivoire et ses stars partent largement favoris d''une demi-finale de la CAN-2012 très déséquilibrée face au Mali qui tentera de forcer à nouveau le destin ce mercredi à Libreville après avoir sorti le Gabon, l''un des deux pays organisateurs.

Les Aigles maliens sont-ils réellement en mesure de faire vaciller les Eléphants, impressionnants de solidité depuis le début de la Coupe d''Afrique? A priori, le combat paraît inégal entre une équipe qui aligne des vedettes à quasiment chacune de ses lignes et une formation d''où émerge uniquement la figure de Seydou Keita, le milieu du FC Barcelone.

Les Ivoiriens se sont fixés un seul et unique objectif, ramener une 2e fois la coupe au pays, 20 ans après leur premier sacre. Ce Graal prend encore plus de sens pour la génération Drogba, bien décidée à ne pas laisser passer ce qui ressemble fort à une ultime chance.

Après les échecs cruels des dernières éditions (finale en 2006, demi-finale en 2008, quart de finale en 2010), la Côte d''Ivoire a semble-t-il retenu la leçon. Le spectacle a été laissé au vestiaire au profit d''une efficacité et d''un réalisme qui font froid dans le dos: 4 matches, 4 victoires, 8 buts inscrits, aucun encaissé.

"L''objectif c''était de monter en puissance, parce qu''une CAN c''est six matches difficiles et il nous reste deux finales à jouer, explique le milieu Yaya Touré. On sait que défensivement, il faut être costaud parce qu''offensivement, on n''a rien à craindre avec nos supers attaquants."

Pour contrer l''armada ivoirienne, le Mali ne peut décemment opposer que son courage, celui qui lui a permis de terrasser le Gabon aux tirs au but devant son chaud public de Libreville, dimanche (1-1 a.p., 5 t.a.b à 4). Les Aigles, de retour dans le dernier carré de la CAN pour la première fois depuis 2004, ont perdu Kanouté et Mahamadou Diarra mais possèdent avec Keita un leader capable de leur faire soulever des montagnes. Un succès face à la Côte d''Ivoire serait toutefois autrement plus retentissant que ceux arrachés contre les Gabonais, la Guinée (1-0) ou le Botswana (2-1).

Les statistiques donnent une idée du gouffre qui sépare les deux pays: 21 matches, 14 victoires pour les Eléphants, 6 nuls et un seul succès du Mali.

 

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