Publicité
France-Angleterre : Young pas un second couteau, Mexès, un libéro surveillé
Par
Partager cet article
France-Angleterre : Young pas un second couteau, Mexès, un libéro surveillé
En l''''absence de Wayne Rooney, Ashley Young sera l''arme offensive de l''Angleterre face à la France, ce  lundi. Et aura en face, Philippe Mexès.
Ces derniers temps, Young affole les compteurs. Jugez plutôt : buteur face à la Norvège (1-0), passeur face à la Belgique (1-0), le Red Devil s''est montré décisif à chacune de ses dix dernières sélections. Son bilan - six buts et quatre passes - en dit long sur le poids considérable qui est désormais le sien sous le maillot de l''Angleterre.
A 26 ans, l''heure est venue pour lui de "devenir un joueur de top-niveau international". C''est Roy Hodgson qui le dit. "L''Euro doit lui servir de tremplin, insiste celui qui a succédé définitivement à Fabio Capello en avril. Il sort d''une bonne saison avec Manchester United. Avec tout le talent qu''il possède, il est temps que sa carrière décolle enfin." A United, qu''il a rejoint pour 19 millions d''euros il y a un an, le natif de Stevenage a pourtant connu une première saison en dents de scie. Il n''a pas encore dompté la vive concurrence qui sévit chez les Red Devils. Mais ses apparitions ont suffi à convaincre Sir Alex Ferguson. "Ashley a marqué une dizaine de fois, soulignait récemment le manager écossais. Pour une première saison, c''est bien. Ça prouve qu''il a le sens du but, qu''il sait conclure les actions."
Mais Young n''est pas un tueur des surfaces. Sa vitesse, il l''exprime quand il a de l''espace. Sur le côté, ou mieux, en soutien d''une pointe. "Sa meilleure position", insiste Hodgson. Lundi, Young sera vraisemblablement associé à Danny Welbeck... qu''il côtoie, lui aussi, à Manchester. La complicité du duo a sauté aux yeux durant les matches de préparation. Elle n''a pas échappé à Laurent Blanc. Le patron des Bleus sait combien "la qualité de passe de Steven Gerrard" sera une aubaine pour "deux joueurs rapides". Et combien elle risque d''affoler sa charnière Mexès-Rami.
Son premier Euro à 30 ans
En retrait lors de la préparation, Philippe Mexès, qui dispute son premier Euro à 30 ans, n''aura pas le droit à l''erreur face à l''Angleterre (18 heures). Il a connu une saison difficile, passée en rééducation après une rupture des croisés en avril 2011, puis sur le terrain, avec des hauts et des bas qui l''ont parfois relégué sur le banc de touche du Milan AC. C''est dans ces conditions et avec une grosse dose d''incertitude que le Milanais s''apprête à jouer son premier match en grande compétition internationale, lundi, face à l''Angleterre.
Talentueux, Philippe Mexès a longtemps eu un défaut : ne pas plaire au patron, Raymond Domenech, qui n''a jamais rien fait pour le mettre dans des conditions propices à son éclosion. Laurent Blanc, lui,  aime son lointain successeur, joueur de ballon habile, même si parfois un peu trop facile. Dès sa prise de fonction, il en a fait un titulaire indiscutable, lui donnant le brassard en Norvège où les nouveaux Bleus de Blanc faisaient leurs premiers pas, en août 2011. Deux ans après, Mexès est toujours là, associé à Adil Rami. Laurent Blanc n''a pas dévié d''un iota.
Entre-temps, il y a eu du bon. Du très bon même, comme en février 2011 face au Brésil (1-0), où Mexès avait réalisé une prestation de choix. Du moins bon aussi. Après sa grave blessure, l''ancien Auxerrois a retrouvé sa place mais pas la totalité de ses moyens. On l''a vu lors de la préparation, où il  a parfois été limite, face à des adversaires d''un calibre bien inférieur à ceux qu''il va croiser en Ukraine. Il est évident que le défenseur central n''est pas au top.
 Plus que jamais, Philippe Mexès est conscient de la responsabilité qui lui incombe. Face à l''Angleterre, il sera scruté de près. Et n''aura pas le droit à l''erreur. Il serait tout de même dommage d''être revenu d''aussi loin pour échouer aussi près du but.
Source : Eurosport
Publicité
Publicité
Les plus récents