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Paris SG: Makelele, éternel recours et nouveau pari
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Paris SG: Makelele, éternel recours et nouveau pari
Six mois après avoir troqué son maillot du PSG pour le costume-cravate de conseiller, le toujours très influent Claude Makelele se retrouve de nouveau sur le devant de la scène, et sur le terrain, pour épauler Carlo Ancelotti, à qui il sert de relais dans le vestiaire parisien.
Revoir "Maké" en survêtement, participant aux séances d''''entraînement et donnant de la voix aux côtés de "Carletto" a constitué l''une des images fortes du stage de reprise du Paris SG au Qatar et à Dubaï.
L''ancien international aux 71 sélections, qui passe actuellement ses diplômes d''entraîneur, ne s''attendait sûrement pas à se retrouver aussi vite de l''autre côté de la barrière, lui qui a refusé de prendre la succession d''Antoine Kombouaré par respect pour celui dont il a été le capitaine durant deux saisons.
Mais l''arrivée d''Ancelotti et la nécessité de lui adjoindre un fin connaisseur du groupe parisien l''ont rapidement remis en selle alors qu''il rongeait son frein depuis sa retraite, dans un rôle obscur de conseiller à la direction sportive.
La mini-tournée parisienne dans le Golfe Persique a permis de retrouver le Makelele éternel, celui qui recadre, replace et motive ses troupes. Même éloigné du centre du jeu et reclus sur le banc de touche, "le Vieux", comme il était surnommé affectueusement à la fin de sa carrière, reste un référent inégalable grâce à son impressionnant CV (Real Madrid, Chelsea...) et son palmarès inégalable en club tout au long de 19 saisons.
Ce n''est pas un hasard si Ancelotti, l''homme aux deux Ligues des champions (2003, 2007), a accepté de former un ticket avec lui, son aura ayant depuis longtemps dépassé les frontières.
Makelele n''a donc pas eu trop de mal à prendre ses marques dans ses nouvelles fonctions et se dit "très content" de collaborer avec Ancelotti, selon son entourage. On l''a ainsi vu prodiguant ses conseils à Mamadou Sakho mercredi à la mi-temps du match amical contre l''AC Milan (défaite 1-0) à Dubaï, tel le taulier qu''il n''a jamais cessé d''être depuis son arrivée au PSG en 2008.
Plus surprenant pour un entraîneur adjoint, Makelele, qui aura 39 ans le 18 février, a pris part aux exercices lors des premières séances d''Ancelotti sous le soleil qatari. Un signe de plus de sa proximité avec les joueurs, ce qui en fait un membre de l''encadrement pas vraiment comme les autres.
Si l''ex-garde du corps de Zidane au Real Madrid a su durer et se rendre incontournable dans un club aussi mouvementé en coulisses, c''est grâce à son sens politique, aiguisé par la relation spéciale construite avec Sébastien Bazin. L''ex-représentant de l''ex-actionnaire principal ayant même un jour adoubé le joueur comme son relais officiel devant un vestiaire médusé.
L''ancien Bleu a appris sur le tas, à la faveur de quelques maladresses de communication, élevant au rang de feuilletons ses vrais-faux arrêts avec l''équipe de France et le PSG au gré de phrases sibyllines.
Et en mai 2009, Makelele n''avait pas hésité à donner un avis tranché dans un livre qui fit polémique: "il faut nettoyer les saletés qui restent, que ce soit au niveau des joueurs, du staff technique, de la direction. Les grands clubs qui sont devenus compétiteurs ont su faire le ménage". Il visait sans le dire Paul Le Guen, et avait ainsi précipité son départ.
Malin, attendant sagement son heure dans l''ombre, Makelele reste protégé par son statut d''adjoint. Mais c''est en se retrouvant un jour en première ligne qu''il montrera s''il est un si fin politique que cela.
(Source : AFP)
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