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Roland Garros - Djokovic chasse le naturel

23 mai 2011, 20:00

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Roland Garros - Djokovic chasse le naturel

Vainqueur de De Bakker au 1er tour de Roland-Garros, Novak Djokovic a parfaitement entamé son tournoi. Mais discrètement, sans vouloir faire une affaire de sa 38e victoire de suite cette saison. Officiellement, Rafael Nadal reste le favori et il serait mal vu de lui voler la vedette sur ses terres.<BR><BR>Depuis qu’il enchaîne les victoires, Novak Djokovic est étonnamment calme. Pas un mot plus haut que l’autre, pas de déclarations fracassantes, à l’inverse de ses débuts lorsque le jeune Serbe cherchait à se faire un nom sur le circuit. Depuis qu’il sait qu’il accomplit une performance que ni Federer, ni Nadal ne peuvent se vanter cette saison, le N.2 mondial est en train de rentrer dans le rang. Finies les pitreries, finies les imitations sur les courts, tout est bon pour d’attirer le respect de ses adversaires maintenant qu’il change enfin son statut. Le voici parmi les favoris et non plus les outsiders.<BR><BR>Pourtant, la semaine dernière, après quatre victoires brillantes sur Rafael Nadal, dont deux en finale de Madrid et Rome, Djokovic s’est enfin lâché. Il est allé à Cannes se «<EM> ressourcer</EM> » en compagnie de sa petite-amie, se détacher un peu de la compétition en montant les marches du festival avant le grand rush parisien. <BR><BR>Arrivé en fin de semaine à Roland-Garros, il a tenu tout de même à participer à la Journée des Enfants, donnée samedi en faveur d’actions caritatives, en allant mixer avec Bob Sinclar ou donner de sa personne en s’amusant sur le court avec d’autres joueurs français. Finalement, le Djoker, si calculateur qui soit, est toujours prêt à refaire surface.<BR>405 points de différence avec Nadal au classement<BR><BR>« <EM>Si on m’avait dit que j’allais remporter tous ces matches, je ne l’aurais pas cru</EM> », a-t-il assuré après sa 38e victoire de rang de la saison au 1er tour de Roland-Garros face à Thiemo de Bakker.&nbsp «<EM> Je ne veux pas penser à cette série même si cela est quelque chose qui me rend fier. Maintenant, je sais que certains pensent que je suis favori, d’autres que c’est davantage Rafael Nadal. Encore une fois, je pense qu’il reste le mieux placé pour gagner à Paris, il l’a déjà fait cinq fois. Il est toujours le N.1, donc c’est lui l’homme à battre.»</EM> A bien regarder le classement ATP, Djokovic, quart-de-finaliste l’an passé à Paris, n’a même pas besoin de s’imposer à Roland-Garros pour prendre le trône de l’Espagnol. Il suffit que Nadal perde son titre avant une défaite du Serbe, ou qu’il affronte le N.2 mondial en finale, pour céder sa place. <BR><BR>Perdre un tournoi du Grand Chelem mais devenir pourtant N.1 mondial peut être paradoxal, c’est en tout cas déjà arrivé dans l’histoire de l’ère Open. L’un des derniers exemples en date remonte en juillet 1999. Andre Agassi a pris la place de N.1 à Pete Sampras qui venait pourtant de battre le Kid de Las Vegas en finale de Wimbledon. <BR><BR>Cela était dû au fait qu’en 1998, Agassi s’était arrêté au 2e tour alors que Sampras avait remporté le cinquième de ses sept titres sur le gazon anglais. En 2011, Djokovic, N.2 mondial à seulement 405 points de Nadal, a bien compris que la pression n’est pas sur ses épaules à Paris. Il sera temps de fanfaronner plus tard, qu’il gagne ou non finalement.<BR><BR><STRONG><EM>Sébastien PETIT / Eurosport</EM></STRONG> <BR>&nbsp<BR>

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