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Serie A - Naples fait rechuter l''Inter
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Serie A - Naples fait rechuter l''Inter
Le Napoli a corrigé l''''Inter Milan à Giuseppe-Meazza (0-3) et prend provisoirement les rênes de la Serie A, avant le choc Juventus-AC Milan dimanche.
Souhaitons à Claudio Ranieri qu''il se soit trompé. Souhaitons lui qu''il n''ait pas de don de voyance et que non, ce match contre Naples (0-3) ne soit pas «décisif pour le titre». Dès la 6e journée, ce serait dommage, et cela d''autant plus que ses hommes ont nettement subi la loi de leurs adversaires, encaissant la pire défaite du club à domicile en Championnat depuis mai 2001. Plus fluides dans leur jeu, plus solides dans leurs intentions, plus assurés physiquement, Hamsik et les siens ont pris les rênes de la Serie A en patrons, samedi soir, à la veille du deuxième choc du week-end (Juventus-AC Milan). Un succès à double sens : d''un côté, l''envoi d''un signal fort après le succès napolitain, en début de saison, face au champion sortant, l''AC Milan (3-1). Il n''y a plus trop à en douter : le Scudetto, c''est désormais aussi leur affaire. De l''autre, la confirmation que l''Inter Milan, incapable de marquer chez lui cette saison, n''est toujours pas guéri de ses maux.
Ainsi donc, après une dizaine de jours sur le banc intériste, Claudio Ranieri est redescendu de son petit nuage, douillettement garni de deux victoires (en Serie A et en C1). Et l''atterrissage s''est avéré plutôt brutal, avec une expulsion du gentleman, bouté hors de son banc pour avoir vertement protesté auprès de l''arbitre après le penalty accordé aux visiteurs. Le coup de théâtre du match, après une première période dominée stérilement par les Nerrazzuri : une deuxième faute d''Obi (42e, expulsé après un premier carton jaune sévère) sur Maggio à la limite de la surface de réparation, le penalty d''Hamsik arrêté par Julio Cesar ... Mais Campagnaro suivait bien (43e) et lançait son camp, inarrêtable ensuite.
Malgré le retour de son arrière-droit de feu, Maicon, l''Inter réduit à 10 a peu à peu sombré en seconde période, logiquement. Physiquement mis à mal par les efforts fournis pour colmater les brèches, les trentenaires nerrazzuri ont plié sur une déviation de Maggio (56e), plus vif que Nagatomo, puis Marek Hamsik (75e), qui marquait pour la première fois de sa carrière face à la formation intériste. Même privés de leur buteur vedette, Edinson Cavani, les Azzurri, impeccables en contres, ont fait preuve d''une grande maturité dans le jeu pour réaliser le match presque parfait. Le fameux «match de haut niveau» qu''avait demandé Walter Mazzari à ses hommes pour son cinquantième anniversaire. Message parfaitement entendu : c''est bien à Claudio Ranieri que ses joueurs n''ont pas fait de cadeau.
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