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Tennis - Open d''Australie : Djokovic : "Quelque chose a fait tilt"

29 janvier 2011, 20:00

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Tennis - Open d''Australie : Djokovic : "Quelque chose a fait tilt"

Vainqueur de son deuxième titre du Grand Chelem à Melbourne, Novak Djokovic était heureux, mais aussi mesuré dans ses propos. Il évoque un déclic l''''an passé. Il voit plus loin et plus grand: "Je pense que que j''ai aussi mes chances à Roland-Garros et à Wimbledon. Je ne veux pas m''arrêter à ce soir."

Pensez-vous que vous pouvez mieux jouer que cela ?

N.D. : Un grand match du début jusqu’à la fin. J’ai fait ce que je voulais faire tactiquement, ce que j’avais décidé avec mon équipe. Physiquement, j’étais prêt. Je savais que les échanges allaient être longs et durs. Je me devais de saisir les chances qui s’offraient à moi. Le dernier jeu du premier set a été capital avec ce très long rallye que j’ai gagné. Aujourd’hui, j’ai eu le sentiment que je pouvais toucher toutes les balles, passer de la défense à l’attaque comme je le souhaitais. J’ai très bien servi dans les moments importants en plaçant bien la balle. Gagner en trois sets contre quelqu’un comme Murray est quelque chose de spécial.

Vous n’avez pas beaucoup célébré après la balle de match. Par respect pour votre adversaire ?

N.D. : Je comprends ce qu’il ressent. C’est sa troisième défaite. Elle est dure à encaisser. Mais j’ai un grand respect pour lui et je pense qu’il aura d’autres chances. Il est très talentueux et il travaille beaucoup. Il n’y a pas d’autre secret pour gagner.

Dans quels domaines avez-vous progressé par rapport à votre succès en 2008 ?

N.D. : Physiquement, je plus endurant, plus rapide. Je suis plus motivé. Je sais comment réagir dans les grands moments. Tout est question de travail, d’attention. Cela transpire dans mon service. Pour améliorer mon service, j’ai fait de longues sessions d’entraînement pour retrouver son efficacité. Et mon service est de retour. C’est un merveilleux début de saison.

Vous avez connu de grandes déceptions l’an dernier jusqu’à Wimbledon, notamment à Roland-Garros. Après les choses ont semblé changer et évoluer favorablement. Que s’est-il passé ?

N.D. : Quelque chose a fait tilt dans ma tête. Je suis très émotif sur et en dehors du court. J’ai toujours eu du mal à séparer vie personnelle et vie professionnelle et il y avait des choses qui n’allaient pas hors du court. J’ai réussi à régler ces problèmes. Je ne suis pas différent des autres êtres humains.

Dans quelle mesure la victoire en coupe Davis a-t-elle préparé ce succès en Australie ?

N.D. : La coupe Davis est peut-être la raison qui a fait que j’ai gagné ici. Depuis cette finale, je me suis toujours bien senti sur le court. Depuis Belgrade, je vis mes meilleurs moments de joueur de tennis. Je n’ai jamais joué aussi bien. Je n’ai jamais été aussi dédié à mon sport que je le suis aujourd’hui.

Avec la chute de Nadal et de Federer avant la finale, l’ordre des choses est-il en train de changer ?

N.D. : Rafa et Roger sont toujours les deux meilleurs joueurs du monde. Il n’y a aucun doute là-dessus. Comparez mes succès et ceux de Murray aux leurs. Mais c’est bien de voir d’autres joueurs lors des derniers tours prêts à se battre pour les titres. C’est tout ce que je peux dire.

Où pouvez-vous encore gagner ?

N.D. : Les courts en dur restent ma meilleure surface. Deux finales à l''US Open, deux finales ici. Mais je pense que j’ai aussi mes chances à Roland Garros et à Wimbledon. Je ne veux pas m’arrêter à ce soir.

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