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Tennis-Roland Garros : Le changement, c''est... plus tard
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Tennis-Roland Garros : Le changement, c''est... plus tard
C''''est la dernière goutte de pluie qui a fait déborder le vase. La finale de cette édition 2012, obligée de s''achever un lundi, symbolise une campagne marquée par un nombre de reports de matches impressionnants.
Malgré son prestige, intact, la manche française du Grand Chelem souffre de la comparaison avec ses pairs en termes d''infrastructures et c''est un vrai problème. Wimbledon et l''Open d''Australie ont adopté un toit pour leur principal court. A l''US Open, pas de toit, mais de l''éclairage sur tous les courts, ce qui permet de jouer en session de nuit.  A Paris, rien de tout ça, avec trois facteurs aggravants: d''une part, la surface étant plus lente, les matches sont, en moyenne, plus long que sur les trois autres majeurs. Ensuite, il n''y a pas de jeu décisif au cinquième set, ce qui rallonge encore certaines rencontres. Enfin, il y a moins de courts utilisés qu''ailleurs.
La principale mesure réclamée par les joueurs, c''est l''éclairage. Une lacune criante. Dire qu''à Flushing Meadows, même les plus petits courts annexes bénéficient de lumières artificielles...La solution serait effectivement de pouvoir jouer plus tard le soir, puisqu''il n''est pas question de débuter plus tôt le matin. Les rencontres commencent à 11h et il parait compliqué de démarrer avant.
Malheureusement, il parait peu probable que la situation s''arrange à très court terme. Le projet du nouveau Roland-Garros est encore... un projet. "On espère déposer l''ensemble des permis de construire vers la fin 2012 pour un début des travaux en 2014, a expliqué Gilbert Ysernle, directeur du tournoi. On espère la livraison du nouveau court dans le jardin des Serres d''Auteuil pour 2015. Sur le court Chatrier, les travaux se passeront entre le tournoi 2015 et 2017. On prévoit deux petites années de travaux et une interruption pour le tournoi 2016. L''objectif est que tout soit prêt en 2017." La lumière, le toit, les nouveaux courts, tout ça n''est donc pas pour tout de suite. Et 2017 reste l''échéance la plus optimisme, pas une date limite. "D''ici là, on va devoir croiser les doigts pour la météo", conclut le patron de l''épreuve.
Les joueurs vont donc devoir prendre leur mal en patience. D''ici là, ils n''ont d''autres choix que de s''adapter. S''ils râlent, c''est aussi parce qu''ils ont le sentiment de ne pas être écoutés. "Dans l''ordre des priorités, il y a les télés et la vente des billets. Les joueurs viennent après", note l''ancien joueur Justin Gimelstob, consultant sur Tennis Channel. "Il y aura des discussions après ce tournoi pour voir ce qui peut émerger. Il y a des options", souligne Stefan Fransson, le juge-arbitre du tournoi. Mais quand on lui demande quelle serait la meilleure solution, sa réponse inquiète: "qui le sait?" En attendant le grand soir de 2017 (au mieux), Roland-Garros semble donc condamné à (sur)vivre dans un archaïsme gentillet.
(Source : Eurosport).
 
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